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William Wila sculpteur de lumière
“Mes œuvres sont faites de feu, de fer, de verre, de bois, de pierre et de lumière.” www.instagram.com/sculpturewila
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LUSTRE ORGANIQUE WILA 2026
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Quand la matière prend vie Au sommet, la sculpture s'épanouit en une forme généreuse et organique, qui appelle immédiatement le regard. Ce n'est plus simplement du verre : c'est un morceau d'océan et de forêt sauvage que l'on aurait capturé. Le bleu turquoise, profond et changeant, se fond naturellement dans des éclats de vert émeraude. Toute cette matière translucide semble respirer, retenue par un réseau de nervures métalliques qui épousent ses courbes comme les lignes d'une cartographie imaginaire. On sent le travail de la main derrière chaque ligne. Ce qui touche particulièrement, c'est le contraste tactile du verre. Par endroits, il est parfaitement lisse, presque liquide, et puis soudain, il devient granuleux, texturé, comme de l'écume figée sur une vague au moment précis où elle va s'interrompre. C'est un instant de poésie, suspendu dans le temps.
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DECORATION WILA CHAN CHAN ART CAFE LIEGE
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Derrière les lunettes noires On est face à un bloc. Du béton brut, des lignes dures, un décor presque industriel qui ne triche pas. Et au milieu, il y a cet homme. Ce qui frappe, c'est ce contraste évident : le temps a marqué son visage de la même manière que les éléments marquent le ciment. C’est texturé, c’est vivant, c'est l'histoire d'un artisan gravée sur la peau. Et puis, il y a ces lunettes. Totalement opaques. Pour quelqu'un qui passe sa vie à sculpter la lumière, c’est un choix fort. On ne voit pas ses yeux, mais on devine qu'il regarde en dedans. C'est là que l'inspiration se forge, à l'abri des regards, dans le secret de sa propre vision.
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Travailler la lumière, c'est manipuler une matière impalpable. Je ne me contente pas de poser une ampoule ; je cherche le point de rupture où le matériau s'efface devant l'éclat. Les contrastes que je crée sont des respirations : ici une ombre portée qui souligne une courbe, là une diffraction qui vient surprendre l'œil. C’est cette poésie visuelle, un peu fragile et mouvante, que je tente de capturer dans mes sculptures. Au final, l'œuvre n'est jamais figée, elle change selon l'heure du jour et le regard de celui qui s'y attarde."
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L'Énergie des Cimes Quatre-vingts ans ? Juste un chiffre sur un compteur ! Mes mains s'activent, mon esprit fuse, Le temps passe, mais moi, je garde la hauteur, Et le mot « renoncer », mon âme le refuse. Vieillir n'est pas plier, c'est sculpter l'avenir, Avec une force neuve, un élan plus intense. Je n'ai pas le temps de seulement me souvenir, Je crée, je bouscule, j'entre dans la danse. Le pas est peut-être plus fluide, plus choisi, Mais le regard, lui, cherche encore le contraste. Chaque matin est un espace conquis, Un nouveau projet, un horizon vaste. Je ne regarde pas le soleil se coucher, Je cours après l'aurore et ses vives couleurs. La flamme est bien vivante, impossible à cacher : À quatre-vingts ans, je suis un capteur de splendeurs !
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"I dreamed that my light sculptures were inside a church... inside a cathedral."
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" Pour moi, sculpter la lumière, c'est avant tout un dialogue entre la force du métal et la douceur du verre texturé. J'aime ce contraste : ce socle sombre qui semble s'enraciner dans le sol et ces corolles bleues qui paraissent presque liquides. Quand elle s'éclaire, la pièce change de visage, elle habite l'espace et raconte une histoire différente à chaque regard. J'y ai mis beaucoup de soin, cherchant l'équilibre parfait entre le mouvement et l'immobilité." www.wila.be
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L'Ombre et la Source Il y a eu ce temps, tu t'en souviens ? Ce temps où nous étions comme de l’argile encore humide, malléable et fraîche. Nos matins ne finissaient jamais. À cette époque, notre image n'était qu'un projet, une promesse qu'on lançait au futur sans trop y réfléchir. On traversait la vie comme un faisceau de lumière pure, une ligne droite qui fonce sans se poser de questions, sans savoir que le temps, dans son coin, travaillait déjà en silence. Et puis, un jour, le trait change. Le visage se décide. La peau commence à raconter quelque chose, elle devient un paysage, une terre qui a vécu. Mais ce n'est pas une perte, c'est une transformation. On ne perd pas la lumière, on change simplement de matière. On passe de l'éclat brut à une architecture plus complexe, plus solide. C'est le moment où l'on arrête enfin de se regarder avec inquiétude pour commencer, simplement, à habiter qui nous sommes. Regarder nos vieilles photos, ce n'est pas faire un deuil. C'est feuilleter le livre d'une vie qui a eu le courage d'être vécue. L’enfant que nous étions courait après le soleil pour ne pas le perdre ; aujourd'hui, avec l'expérience, on sait que la lumière ne s'attrape pas. Elle se sculpte. Elle s'apprivoise. Même si le corps finit par se courber un peu, comme pour saluer la terre qui l'a porté, l'essentiel reste intact. Cette petite flamme à l'intérieur, elle, ne connaît pas les rides.
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