Quand la matière prend vie Au sommet, la sculpture s'épanouit en une forme généreuse et organique, qui appelle immédiatement le regard. Ce n'est plus simplement du verre : c'est un morceau d'océan et de forêt sauvage que l'on aurait capturé. Le bleu turquoise, profond et changeant, se fond naturellement dans des éclats de vert émeraude. Toute cette matière translucide semble respirer, retenue par un réseau de nervures métalliques qui épousent ses courbes comme les lignes d'une cartographie imaginaire. On sent le travail de la main derrière chaque ligne. Ce qui touche particulièrement, c'est le contraste tactile du verre. Par endroits, il est parfaitement lisse, presque liquide, et puis soudain, il devient granuleux, texturé, comme de l'écume figée sur une vague au moment précis où elle va s'interrompre. C'est un instant de poésie, suspendu dans le temps.


 

Commentaires